Infographiste, illustrateur, photographe : de vrais métiers

Les créatifs, et notamment les professionnels de l’image comme les illustrateurs, les graphistes ou les photographes, ont suivi, souvent, de nombreuses années d’étude dans une école d’infographie, de communication ou encore de Beaux-Arts. Créer un visuel demande du temps (plusieurs heures à plusieurs jours selon la complexité), un investissement important (les logiciels professionnels de création valent parfois plus de 1000€) et, notamment en freelance, inclus bien des taxes et impôts.
S’il s’agit là, pour beaucoup, d’un talent et d’une passion, cela reste, pour autant, un vrai métier. Et comme tout métier, il mérite salaire.

Des métiers sous-évalués

Ils sont pourtant mal considérés par les entreprises, qui ont du mal à payer pour ce genre de services. Il n’est pas rare de voir des entreprises demander à des photographes ou graphiste des créations gratuitement, en échange de « publicité », arguant que « ca ne prend pas longtemps » et que « c’est leur passion ». Quand il s’agit de l’utilisation d’image sur Internet, beaucoup s’imaginent que le « crédit » est une rémunération. Scoop : prendre des photos est un vrai travail, qui demande du temps et de l’expertise, et les photographes ne peuvent pas s’acheter à manger avec des « crédits ».

Pour ne plus payer, les plus grandes entreprises n’hésitent pas à transformer leur brief en jeu-concours ou Crowdsouricing, où les internautes sont appelés à proposer des visuels, logos, slogans… Gratuitement. Récompense pour le gagnant : un bon d’achat ou un produit gratuit.
Pendant ce temps, les graphistes professionnels manquent de travail et peinent à gagner leur vie.

Des entreprises peu scrupuleuses

Devant le manque cruel de discernement des professionnels, et une demande de tarifs toujours plus bas, certains entrepreneurs peu scrupuleux ont d’ailleurs trouvé l’astuce pour se graisser les poches : on voit fleurir sur Internet les portails de créatifs low-cost. Le principe est toujours le même : le client paie une somme dérisoire pour recevoir des dizaines de propositions, venant de pro et d’étudiant. Seul le créatif de la proposition retenue sera ensuite payé (une centaine d’euro en moyenne, ou pire, en bon d’achat). Pour les autres, il s’agit bien de travail gratuit. Pire encore : tous les participants renoncent à leurs droits d’auteur, même les perdants. Les plateformes bénéficient ainsi gratuitement d’une grande banque d’images, qu’ils peuvent revendre à loisirs. Un procédé qui fait hurler les créatifs professionnels, pour qui ce genre de site est une arme de dévaluation massive de leur travail. Voir cet article de Rue89 : http://rue89.nouvelobs.com/2014/07/24/travailler-plus-gagner-rien-les-creatifs-contre-crowdsourcing-253875.

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