Congé de paternité : un droit rarement réclamé

À l’arrivée d’un nouveau-né, la mère jouit d’au moins 16 semaines de congé de maternité, y compris la période prénatale. Qu’en est-il du père ? Le congé de paternité est un droit rarement réclamé, car ce sujet est aussi rarement évoqué dans l’entreprise. Que dit la loi à ce propos ?

Droit de tous les pères salariés

Tout salarié a le droit de solliciter un congé de paternité, à l’occasion de la naissance de son enfant, quel que soit le statut de son contrat (prestation, CDD, CDI…) Dans le cadre professionnel, ce droit est appelé « congé de paternité et d’accueil de l’enfant ». L’employeur doit donner son accord, que le demandeur soit uni avec la mère par le mariage civil, le PACS ou par union libre. Il est aussi valable pour un père divorcé ou séparé.

La durée du congé

Bien que de nombreux pères ne demandent souvent que 2 jours de permission pour accueillir son enfant, le droit maximum de congé est de 11 jours calendaires. Ces jours non travaillés, mais payés incluent le samedi, le dimanche et les jours fériés. Le père bénéficie d’un congé de 18 jours s’il s’agit de jumeaux ou de triplés. À noter que ces 11 ou 18 jours doivent être consécutifs et non fractionnables dans les 4 mois suivant la naissance du bébé.

Les formalités de demande

Au moins un mois avant la DPA (date probable de l’accouchement) de la mère, le père doit avertir son employeur, par écrit ou verbalement. Le plus conseillé est d’adresser une lettre de demande mentionnant l’objet « demande de congé de paternité ». La demande doit être appuyée par une indication de l’article du code de travail « L. 122-25-4 ». La durée de l’absence, le début du jour non travaillé et la date de reprise de travail doivent être indiqués clairement.

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